Transports : L’UE soutient l’axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne

L'axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne est mis en lumière par l'Europe... Photo D.-R.

Toulouse intègre le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) sur le nouveau corridor Bordeaux-Toulouse-Narbonne, obtenu par les collectivités locales. La Métropole confirme ainsi sa place au sein de l’Europe et voit ses projets de transport reconnus.

Élément central de la politique européenne en matière de transports, le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) est un programme de développement des infrastructures de transport de l’Union européenne arrêté par le Parlement et le Conseil européen.

Un accès important aux fonds européens

Les politiques de transport mises en œuvre dans ce cadre couvrent particulièrement le réseau routier mais également ferroviaire et fluvial, les ports ou encore les aéroports et la gestion du trafic aérien. En effet, le réseau comprend des infrastructures mais également des services nécessaires à leur fonctionnement. Les projets intégrés à ce schéma peuvent bénéficier de financements européens à hauteur de 20%.

La carte des « corridors européens »© EUROPEAN COMMISSION

Mi-juin, la ministre des Transports Elisabeth Borne a confirmé par courrier à Jean-Michel Lattes, vice-président de Toulouse Métropole et président de Tisséo, le soutien que l’Etat a apporté à l’inscription de Toulouse dans le dispositif. La création de ce corridor au nord des Pyrénées a été rendue possible après l’action des collectivités, et parmi elles de Tisséo et de Toulouse Métropole, depuis plus d’un an.

« Avec le confortement du projet de Ligne à Grande Vitesse au sein de la loi d’orientation des mobilités, c’est une autre victoire au service des mobilités toulousaines. Les projets soutenus pourront bénéficier tout autant aux territoires périurbains qu’urbains, au service des grandes connexions mais aussi des transports du quotidien », souligne-t-on à la Métropole.

Toulouse « grande métropole européenne »

Selon Jean-Claude Dardelet, vice-président en charge des affaires européennes et partenariats économiques internationaux, « cette décision confirme que Toulouse compte désormais parmi les grandes métropoles européennes dont les interconnections doivent être renforcées. Elle conforte nos projets d’infrastructures pour les transports du quotidien, et pour un raccordement de Toulouse à la grande vitesse ».

La LGV, au coeur de tous les espoirs en Occitanie… Photo D.-R.

Le tout est naturellement aussi en lien avec la fameuse LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui ne cesse de s’agiter telle un serpent de mer à travers toute la Région, Lors de ses voeux, en janvier dernier, la présidente de l’Occitanie Pyrénées-Médierranée, Carole Delga avait insisté : « Nous sommes la seule région à ne pas avoir de train à grande vitesse. Il faut du Bordeaux-Toulouse et du Montpellier-Perpignan. On ne peut pas nous opposer un argument budgétaire. Le gouvernement a trouvé 550 millions d’euros pour le Grand Paris Express. Nous, on demande 150 millions d’euros… Je ne lâcherai rien. La décision est politique. »

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, partage cette vision, la LGV est une nécessité pour la ville rose car elle renforcera la proximité entre la capitale française et Toulouse et offrira de nouvelles opportunités économiques aux futures entreprises.

L’axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne constitue le seul axe transversal d’intérêt national et européen du réseau ferroviaire français : il représente un enjeu majeur pour l’organisation des déplacements voyageurs entre le Sud-Ouest et le Sud-Est français, ainsi que pour le transport de marchandises dans ces régions. L’inscription de cet axe au sein des projets prioritaires de l’Union européenne constitue donc un élément essentiel.

Philippe MOURET