Arts : Une nouvelle directrice pour le Musée international des Arts Modestes

Françoise Adamsbaum, nommée Directrice du MIAM / Association de l'Art Modeste. Photo D.-R.

Courant d’images, d’objets, de formes et de pensées initié par Hervé Di Rosa à la fin des années 1980. « Le terme d’art modeste a été créé pour nommer ce qui est oublié, marginal (commercial ou sauvage), occulté, périphérique de la création. Ces objets et ces pratiques forment un territoire sans centre, aux frontières élastiques », souligne l’artiste.

L’art modeste n’est ni un concept ni un mouvement. C’est un regard. Il montre ce que l’on ne regarde pas. « C’est le regard sans dérision du collectionneur ou de l’artiste sur les objets du quotidien et les créations inutiles, le plus souvent anonymes ou collectives. C’est le regard sur l’autre à l’heure de la mondialisation. L’art modeste est une entreprise de valorisation du marginal et du méprisé. Il nous invite à passer outre le bon et le mauvais goût, la valeur marchande, pour au contraire considérer attentivement certains objets inclassables, en déceler les inventions formelles et en démonter les fascinants mécanismes émotionnels. »

Hervé Di Rosa et Bernard Belluc, aux origines

La façade du Musée international des Arts Modestes, à Sète, au 23, quai Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny.

C’est autour de cette « philosophie » qu’a été conçu le Miam, Musée international des arts Modestes, à Sète dans l’Hérault, par Bernard Belluc et Hervé Di Rosa. Le collectionneur et l’artiste ont ainsi donné naissance à un lieu unique, aussi ludique que créatif. Depuis l’an 2000, il a été le lieu d’une série d’expositions (plus de 40 depuis la création) aussi surprenantes que déjantées, aussi enrichissantes que (parfois) dérangeantes. Toujours passionantes !

Présente dans l’art depuis les années 90, Françoise Adamsbaum est la fondatrice de la galerie Keza-Paris qui présente des artistes de renommée internationale. Après avoir créé la collection de montres d’artistes LITO (plus de 50 artistes contemporains de renommée internationale), elle a notamment collaboré avec Keith Haring, Sol Lewitt, Bob Indiana, Françoise Petrovitch, Miguel Chevalier… Son parcours lui a permis d’acquérir une très bonne connaissance de l’Art Brut.

Première mission, préparer les 20 ans du Miam

C’est à elle que reviendra donc la tâche de préparer les 20 ans du Miam. « Cet anniversaire s’accompagnera d’une publication importante en deux tomes consacrés à Bernard Belluc (les vitrines de Belluc) et à l’évolution du concept des Arts Modestes », précise déjà l’équipe du musée.

Parmi les autres « missions » de Françoise Adamsbaum, une « exposition surprise » à venir, le développement du « Miam numérique », le « renforcement des co-productions d’exposition notamment à l’international », le développement des ateliers pédagogiques et l’épanouissement d’un partenariat avec l’INHA autour de « territoires de l’art encore inconnus » en développant des bourses de recherches. La première est la Bourse MIAM-Fondation Antoine De Galbert-INHA, etc.

Philippe MOURET

L’exposition Mondo Dernier Cri envahit les plateaux du MIAM (Musée International des Arts Modestes)  depuis le 8 février 2020 et jusqu’au 31 janvier 2021 avec une rétrospective des 26 ans d’édition du Dernier Cri (plus de 400 livres, 200 estampes en sérigraphies, 5 films d’animations…), le tout augmenté d’un panorama subjectif sur certains acteurs internationaux (ateliers, artistes) croisés par Le Dernier Cri durant toute son aventure éditoriale et sérigraphique. MIAM, 23 quai Maréchal De-Lattre-de-Tassigny, à Sète (Hérault)

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