Nanosatellites : Montpellier gagne la guerre des étoiles

Une partie de l'équipe qui défendu le projet montpelliérain, du 1er au 5 mai, le seul en France à avoir été retenu. Photo ESA. Une partie de l'équipe qui défendu le projet montpelliérain, du 1er au 5 mai, le seul en France à avoir été retenu. Photo ESA.

Un nanosatellite imaginé à Montpellier et lancé depuis la station spatiale internationale ! C’est la récompense promise d’ici 2019 à la capitale languedocienne qui dame le pion à Toulouse, capitale d’Occitanie. Elle vient d’être retenue par l’Agence spatiale européenne pour intégrer le programme Fly Your Satellite. Et devient par la même occasion leader en France dans ce domaine. L’espace est une discipline qui a le vent en poupe dans notre région.

L’Agence spatiale européenne vient de choisir Montpellier pour faire partie de son programme baptisé Fly Your Satellite. La qualité de son dossier et le nombre d’étudiants qui y sont rattachés ont apparemment fait la différence. Le centre universitaire montpelliérain, sis au campus de Saint-Priest, conforte ainsi son leadership en France dans les nanosatellites. Une épopée que nous racontons dans ce dossier spécial espace. L’agence européenne a fait au moins un déçu : Toulouse et son célèbre l’Isae-Supaero n’ont effectivement pas été retenus…

Nicolas Roche et Laurent Dusseau (debout) les responsables du centre spatial universitaire montpelliérain. Photo : O.SC.

Montpellier appartient aux six établissements européens sélectionnés et chipe le leadership français à la Ville Rose (1). « Que l’un de nos projets étudiants soit ainsi labellisés, c’est un grand pas en avant pour nous, vient de réagir Laurent Dusseau, le directeur du centre montpelliérain. Cela nous fait franchir un cap. Nous allons ainsi bénéficier durant deux ans de l’appui technique de l’agence européenne etc qui va conduire à nous faire gagner des mois dans la compréhension de cette discipline tant au niveau de l’assemblage que du design entre autres. Et plus généralement devrait nous permettre des avancées plus rapides. »

« Ces deux années d’accompagnement technique par les experts de l’ESA devraient aboutir au lancement, gratuit, depuis la l’ISS station spatiale internationale de l’un de nos nanosatellites que nous aurons bâti et conçu avec eux » ! Le lancement de ce nanosatellite de 10 centimètres d’arête pourrait avoir lieu en 2019. Une rareté : sur treize équipes, seules six équipes ont été retenues. Le projet montpelliérain a été baptisé du nom de Celesta.

Baptiste, un étudiant en stage au centre universitaire spatial.

Seule équipe française sélectionnée à ce niveau, le centre universitaire de Montpellier intègre donc un projet « très ambitieux avec humilité et plein d’étudiants à former« , confie encore Laurent Dusseau. Le centre a été le premier en France à lancer un nanosatellite dans l’espace. Et d’apprête à en lancer un autre, d’ici la fin du mois de mai.

Le directeur technique du projet et N°2 du centre montpelliérain, Nicolas Roche, et toute l’équipe se disent très « heureux de cette sélection ». Il enterre la hâche de guerre avec Toulouse : « Nous aurions bien aimé que deux équipes représentent la France mais une c’est déjà très bien. On va beaucoup beaucoup apprendre. C’est génial. On va gagner des mois voire des années de savoir-faire sur cette discipline…! »

Olivier SCHLAMA

Les cinq autres projets sélectionnés par l’ESA  sont ceux de l’Université polytechnique de Catalogne (Espagne) ;  celui de l’Université Collège de Dublin  (Irlande) ; de Queen’s University Belfast (Irlande du Nord); de l’institut supérieur de technique du Portugal ; le projet LEdsat de Rome (Italie) ; et enfin celui de l’Université de Southampton (RU).