Hérault : La première école de BMX ouvre à Baillargues !

Le champion français de BMX, Alex Jumelin. Photo : DR.

Multi-champion du Monde de BMX Alex Jumelin, l’un des piliers du Fise, ouvre une structure 100% dédiée à ce sport extrême. Une première au monde. Vu l’engouement, l’ouverture est même avancée. Il espère « créer des vocations » et envoyer certains de ses néo-riders s’inscrire au Fise 2018, la consécration !

C’est le roi de l’acrobatie sur deux-roues. Le prince du spectacle tourbillonnant au guidon. Un équilibriste virevoltant. Multi-champion du monde de BMX Flat (au sol, en anglais), Alex Jumelin, le plus fidèle des riders pro, ambassadeur du Fise (1), ouvre « la première école de BMX au monde », dit-il, dans des locaux spécialement dédiés à Baillargues, à une roue de Montpellier (Hérault). Devant l’engouement, le champion avance même les dates d’ouverture : « On ouvre le tout premier stage le 21 août ! C’est vraiment une académie, comme on le dit, car on va faire des groupes de niveaux avec un objectif pour chaque participant. Chaque groupe sera limité à dix jeunes. Il y aura des groupes homogènes. »

Alex Jumelin, l’un des riders mondiaux les plus connus et respectés, est l’un des piliers du Fise qui vient de fêter ses 20 ans. Photo : DR.

« Si on veut faire du BMX 12 h par jour, on ne s’en privera pas ! »

Rien à voir avec les clubs dont certains tournent, certes, à plein comme en Normandie ou à Bordeaux qui offrent une pratique dans un gymnase, à des horaires biens précis : « Nous pouvons parler d’académie car nous disposons d’un site avec une piste et des locaux dédiés, précise le champion dont la structure est rattachée au Fise, elle-même positionnée à Baillargues. Si on veut faire du BMX douze heures par jour, on ne s’en privera pas ! »

Selon lui, la multitude de skateparcs et véloparcs ne suffit plus. Pour des raisons techniques, d’abord : « Certes, pour pratiquer on n’a pas besoin de grand-chose, finalement : quelques dizaines de mètres sur un sol plat. Le problème, c’est que le « flat » peut gêner les pratiquants d’autres disciplines, avec des différences de niveaux parfois importantes. Ensuite, il y aurait un problème de notoriété à gérer : « Si je donne un cours dans un skateparc, je vais être assailli de questions… Ce n’est pas souhaitable. »

Cinq cents riders professionnels

« Cette année sera un test, un brouillon, de ce que l’on pourra développer par la suite. J’ai d’ailleurs beaucoup de demandes de riders professionnels pour m’accompagner dans cette aventure. J’espère aussi créer des vocations. Moi qui voyage tout le temps – je rentre des USA où j’ai participé à un show incroyable sur huntington beach à Los Angeles, et auparavant d’Angleterre- je vois que les clubs français sont très importants mais qu’il nous manquait une structure 100 % dédiée à ce sport. » Il ajoute : « Les Français et les Japonais sont les plus en pointe. Aux USA, ce sont plutôt des showmen. En tout cas, actuellement, on ne compte pas plus de cinq cents riders professionnels de par le monde. Et nous sommes deux à en vivre en France. » Et d’ajouter : « J’espère que certains de mes élèves pourront se présenter au Fise en 2018. Et j’espère aussi avoir davantage de filles. » La meilleure rider française est toulousaine : Aude Cassagne.

« Une discipline où l’on est vraiment face à soi-même »

Les bonnes dispositions pour le BMX Flat ? « De la patience et de l’envie« , annonce Alex Jumelin. « Quand tu loupes cinquante fois une figure avec ton pied qui doit faire le balancier en permanence, il n’y a pas autre chose que le travail et l’envie. » Pas de faux-semblant. « Tout le monde peut pratiquer ce sport. La seule limite, c’est d’avoir au moins neuf ans pour avoir assez de force dans les bras et les poignets pour faire les figures. L’idéal, c’est d’avoir je pense plus de onze ans », dit-il.

La glisse et le BMX ne se démodent pas. De l’Allemagne, à l’Espagne et, bien sûr, à la France, les « adeptes sont de plus en plus nombreux ». Et le champion de plaisanter : « En plus, quand tu fais des compétitions et des démonstrations, tu apprends les langues étrangères plus facilement !« . Plus sérieusement, le BMX « aide à canaliser son énergie. Si on est trop nerveux, trop impatient… ça ne fonctionne pas. C’est une discipline où l’on est vraiment face à soi-même… »

Olivier SCHLAMA

(1)  Fise : Festival international des sports extrêmes. En 1997, lors des 100 ans de la Montpellier Business School, ce projet un peu fou est devenu réalité, à Palavas, connaissant son premier succès avec près de 50 000 spectateurs. Aujourd’hui le Fise c’est près de 600 000 personnes, à Montpellier. Pour ses 20 ans, il est tout simplement devenu le troisième plus gros événements sportifs français, après le Tour de France et le Vendée Globe ! En 2016, plus de 595 000 personnes ont assisté au festival, et c’est près de un million de spectateurs qui ont vécu l’expérience Fise grâce à la tournée mondiale qui passe aujourd’hui par trois continents.
– Contact académie de BMX Flat : alexjumelin@yahoo.fr. Cours individuels : 50 euros/heure. Stage pendant vacances scolaire. Cours collectifs : les jeudis et vendredis de 17h à 19h30 et le samedi de 9h à midi. De 250 euros à 350 euros par an.