Grippe aviaire: la carte des foyers en Occitanie

Le Cifog (Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras) évalue à 120 millions d’euros les pertes de la filière foie gras, en raison de la présence du virus H5N8.

Cette souche particulièrement virulente de la grippe aviaire a déjà nécessité l’abattage de 1,5 million de canards, et l’arrêt total de la production dans une partie du Tarn, du Gers, des Landes, du Lot-et-Garonne, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques.

Il faut cependant noter que cette souche, transportée par les oiseaux migrateurs, n’est pas transmissible à l’homme et que la consommation d’oeufs, de viande (magrets, etc) ou de foie gras ne présente aucun risque, selon le ministère de l’Agriculture. Face à ce fléau qui touche aussi plusieurs autres pays d’Europe, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a cependant insisté sur les réformes nécessaires et doit se rapprocher du Cifog afin de faire évoluer le mode de production.

« L’industrialisation accrue de la filière, dans une fuite en avant permanente conduit en ce moment à l’abattage de millions de palmipèdes et mer en danger des centaines de paysannes et paysans. S’il ne fait aucun doute que les industriels s’en relèveront, ce ne pourra pas être le cas des éleveurs », insiste la Confédération paysanne, qui a manifesté le 12 février dernier à Toulouse et remis une lettre au préfet de région pour demander « la limitation des abattages préventifs à 1 kilomètre autour des foyers » et d’en exclure les « élevages autarciques ».

Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête préliminaire pour «tromperie aggravée» afin de faire la lumière sur les sources de propagation du virus H5N8