« Les gens cherchent du sens » dans l’économie sociale et solidaire

Olivier Hammel est le président de la toute nouvelle chambre régionale de l’économie sociale et solidaire d’Occitanie issue de la fusion entre celle de l’ex-Languedoc-Roussillon et celle de l’ex-Midi-Pyrénées. « Ce pan de l’économie représente, dans la région, 22 800 établissements, 210 000 salariés et pas moins de 5,2 milliards d’euros en salaires, soit 16% de l’emploi privé en région ».

Une conférence régionale s’est tenue ce lundi à l’hôtel de Région, à Toulouse, confirmant que l’Occitanie est la 3e région française en la matière.
Olivier Hammel explique la réussite de cette forme d’économie par le fait que « de plus en plus de gens se rendent compte des limites du système : gagner de l’argent ne suffit plus. Les gens cherchent d’autres valeurs. C’est de l’économie à plusieurs. Une économie qui n’est pas aux service de quelques-uns (actionnaires) mais au service d’un collectif, au bénéfice de tous. Il y a une volonté collective et un intérêt commun. Tout profit va au projet commun. Aujourd’hui, beaucoup de gens, et notamment des jeunes, ne se suffisent pas de vouloir gagner de l’argent. Ils veulent du sens et de la profondeur dans ce qu’ils font.»

En France, ce secteur d’activité (associations, coopératives, mutuelles et fondations) représente plus de 200 000 établissements, 2,4 millions de salariés. Soit un emploi sur huit en 2015 selon l’association nationale Recherches et solidarités. « Cet ensemble est principalement porté par le secteur associatif (83%) sa colonne vertébrale. » Son président, Jacques Malet explique l’emploi dans ce secteur a explosé de 26% entre 2010 et 2015 quand l’emploi privé n’évoluait que de 7%.

OLIVIER SCHLAMA