Canal du Midi : les entreprises favorables au classement des abords

Toulouse au Fil de l’O veut aller plus loin : améliorer la propreté de l’eau, créer un observatoire économique ou encore une entité unique pour le tourisme.

Toulouse au Fil de l’O est un club économique d’une centaine d’entreprises. Sa présidente et hôtelière, Valérie Piganiol répond, à propos du projet de classement des paysages du Canal du Midi, par l’affirmative. « Oui, nous sommes d’accords avec ce projet de classement. Déjà, lors de la précédente consultation, nous avions dans plusieurs cadres professionnels émis des propositions pour l’avenir de la filière économique au fil des territoires irrigués par les Canaux. Mais, à qui va-t-on faire croire que l’avenir c’est uniquement ce classement ? »

Elle pointe des manques propres à faire fuir le touriste. » Ses suggestions : l’amélioration de la propreté de l’eau. « Depuis des années nous demandons la coordination des deux Agences de l’eau concernées, nous souhaitons aussi l’installation de points de contrôle permanent dans chaque commune, tous les kilomètre en centre-ville urbains et périurbains. Il faut aussi entretenir, donc nettoyer l’eau, pas en ouvrant uniquement les écluses mais avec un service mobilisable sur les 200 km de linéaire ; seul Toulouse s’est équipé d’un tel bateau nettoyeur ! »

« VNF, rappelle la présidente du club en substance,  ce n’est que 100 Agents d’exploitation à plein temps pour plus de 60 écluses.

Dernièrement, avec nos collègues de la CFDT / VNF nous avons proposé la création de 40 postes, l’Etat a répondu via Bercy qu’il n’y aurait  que des emplois saisonniers de 1 mois à 6 mois… »

Valérie Piganiol insiste sur le volet développement économique : « Où en est-on de l’Observatoire économique du Canal du Midi ?  Il faut également créer une entité unique pour le tourisme regroupant les démarches des départements, des communautés de communes. »