L’Occitanie en bref : Canicule nocturne, santé au travail, nanosatellites, El Greco, voitures anciennes…

Voitures anciennes pour le circuit des Coteaux languedociens

La santé au travail, au coeur des préoccupations régionales; l’université de Montpellier qui lance un nanosatellite ; une oeuvre du Greco, star unique au musée Sète (Hérault); des voitures anciennes dans l’Hérault; le métro de Toulouse en vedette mondiale; un carillon pour Portet-sur-Garonne; le train de nuit entre Paris et Cerbère…

Canicule : L’Occitanie frôle les records nocturnes

L’épisode caniculaire se termine dans l’Hexagone mais il s’éteint en livrant des records nocturnes, dont les derniers ont été enregistrés dans la nuit de vendredi à samedi, jamais encore atteints, selon Fred Decker, de Météo News. « Quelques records mensuels de chaleur nocturne sont tombés la nuit dernière en Provence et il s’en est fallu de peu en Occitanie », confie-t-il. Rappelons que pour être classé canicule, un pic de chaleur doit excéder certaines températures maximales nocturnes et diurnes – qui diffèrent d’un département à un autre- , trois jours et trois nuits consécutives. Ce qui n’a pas été le cas encore cet été dans les départements de l’ex-Languedoc-Roussillon. Ce qui est dû principalement par la présence de la Méditeranée et d’un vent venant du Maghreb qui se refroidit à son contact.

Fred Decker de Météo News. Photo : DR

Exemples de records dans le Sud-Est :  25,1 degrés au minimum relevés à Orange (Vaucluse) la nuit passée (record du 25 juin 1962 battu, à 23,9 degrés) ; 24,6 degrés à Montélimar (record du 29 juin 1935 battu, à 23, 0 degrés) ; 22,8 degrés à Aubenas (record battu du 30 juin 2010, à 21,2 degrés). Après une après-midi de samedi et de dimanche encore brûlantes en Provence intérieure, le thermomètre entamera une baisse en début de semaine prochaine, allant en s’accélérant surtout à partir de mercredi et jeudi. » Ce sont des records absolus depuis l’ouverture des stations météo, en 1951 pour Orange, 1920 pour Montélimar et 1969 pour Aubenas.

Pour l’Occitanie, aucun record n’a été battu mais il s’en est fallu de peu. On a enregistré par exemple un 24,3 degrés la nuit dernière à Sète, toujours selon Météo News (record de 25,8 degrés le 29 juin 1935), 24, 2 degrés à Montpellier (record de 24,6 le 21 juin 2003), 20,6 degrés à Toulouse (pour un record de 22,1 degrés le 23 juin 2005).

La santé, objectif prioritaire pour l’Occitanie

Le diagnostic santé et sécurité au travail en Occitanie est inquiétant. Selon les derniers chiffres, plus de 54 300 accidents du travail avec arrêt se sont produits dans la région, près de 3 000 d’entre eux ont occasionné une invalidité permanente et 60 ont été mortels. Et le nombre de maladies professionnelles (2441) est reparti à la hausse en 2014, avec +5,4 % en Occitanie.

Face à ces chiffres, l’ensemble des acteurs de la région se mobilise pour répondre aux enjeux de santé et qualité de vie au travail des 2,2 millions de salariés d’Occitanie. Ce qui constitue par ailleurs un gage de performance de les entreprises. « Ce premier Plan Régional Santé Travail Occitanie doit être à la hauteur de nos ambitions collectives : partenaires sociaux, acteurs institutionnels, entreprises, salariés et professionnels de la prévention », souligne Christophe Lerouge, directeur régional de la Direccte Occitanie.

« Le meilleur expert du travail c’est le salarié lui-même. C’est pourquoi nous aurons à cœur de nous appuyer sur le travail réel dans les entreprises afin de comprendre au mieux comment améliorer les conditions de réalisation de notre travail. Le travail devrait être un facteur d’émancipation. La santé des salariés, des ouvriers, n’est pas une variable d’ajustement possible, prenons nos affaires en main, soyons fiers de notre travail », insiste Clothilde Ollier, de la CGT.

Pascal Mailhos, préfet de la région Occitanie, représenté par Christophe Lerouge et Yves Struillou, directeur général du travail lanceront le 27 juin ce nouveau plan régional santé au travail, lors d’un colloque de 500 personnes au Centre de Congrès Pierre BAUDIS, à Toulouse, où seront présents des dirigeants d’entreprises, des salariés, des médecins du travail, des acteurs de la prévention, les partenaires sociaux et les institutionnels.

Musée Paul-Valéry, le pari d’une expo autour d’une seule oeuvre : L’Immaculée conception du Greco

L’Immaculée Conception de la chapelle Oballe du Musée de Santa Cruz de Tolède sera visible du 24 juin au 1er octobre 2017 au Musée Paul Valéry de Sète, qui accueille cette oeuvre majeure du Greco (1541-1614) et consacre, dans un concept nouveau, son exposition d’été à une seule œuvre du Maître. Grâce au prêt exceptionnel du Musée de Santa Cruz de Tolède, où elle est conservée depuis 1961, l’Immaculée conception de la chapelle Oballe, chef-d’œuvre de la dernière période tolédane du Greco (1541-1614), est exposée pour la première fois en France.

Le temps de regarder une œuvre autrement : L’œuvre du Greco appelle à la contemplation et à la méditation, autant par la virtuosité du peintre qui se révèle dans la beauté des figures et des détails les plus menus que par la grandeur de la composition. Les visiteurs peuvent profiter d’une visibilité optimale, soit confortablement assis dans de nombreux fauteuils et canapés permettant de prolonger à souhait la contemplation, soit en se déplaçant face à l’œuvre pour mieux en percevoir la dynamique. Comme l’explique le musée sur son site, ce chef d’œuvre, testament artistique du Greco, est significative de l’art de la Contre-Réforme, qui installe au premier plan le caractère mystique du sujet, l’Immaculée Conception(1608-1613) a été réalisée pour le maître-autel de la chapelle Oballe de l’église de San Vicente, à Tolède.

Le métro de Toulouse fait un carton mondial

Selon une étude réalisée par le cabinet international Wavestone sur les métros automatiques de 40 villes dans le monde, Toulouse, avec la ligne A, est citée à plusieurs reprises dans le Top 10 : en 4e position (en compétition avec Lille Londres et Taïpeï) pour la performance générale de la ligne et 2e pour la performance de ses infrastructures et de son matériel roulant. Cette étude révèle « l’excellente fiabilité » des lignes de métros automatiques françaises en général. « La France est aujourd’hui en première place du marché du métro automatique dans le monde », conclut Wavestone, qui met toutefois en garde les Français face à la montée de la concurrence mondiale.

« En 2025, entre 240 000 à 285 000 voyageurs sont attendus sur la ligne A. C’est pourquoi des travaux seront lancés cet été pour doubler la capacité de cette ligne pour plus de confort, plus de fluidité et plus d’attractivité » a notamment déclaré Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole.

Un carillon tout neuf pour Portet-sur-Garonne

Située au cœur de la commune, l’église Saint-Martin de Portet-sur-Garonne (Haute-Garonne) est classée monument historique. Son clocher-mur arbore cinq cloches, la plus ancienne date de 1558, dont 2 « demoiselles de Louison », du nom de leur créateur, le fondeur toulousain Louison.

Autre particularité de l’édifice : les cloches sont accompagnées d’un carillon indépendant qui possède 24 timbres (photo), dont la sonnerie en volée tournante est spécifique à la région. La commune a récemment confié à la société spécialisée Bodet (premier fabricant français d’horlogerie d’édifices), la restauration du carillon de l’église et de son clavier à poing en bois. Cette mission délicate, qui s’effectuera à l’aide d’une grue par l’équipe de Pascal Minier, chef d’agence Sud-ouest de Bodet Campanaire, a débuté le 17 mai

De nouveaux gypaètes barbus dans les Grands Causses

Trois jeunes gypaètes barbus – une espèce de vautour- viennent d’être lâchés dans le parc naturel régional des Grands Causses, en Aveyron, dans les Gorges du Trévezel. Ce projet de réintroduction du Gypaète est mené depuis 2012 par la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), le parc naturel régional des Grands Causses et le Parc national des Cévennes et fait dorénavant l’objet d’un financement européen LIFE. Il couvre un plus large territoire, des pré-Alpes aux contreforts pyrénéens, avec pour objectif de renforcer la population française et européenne de ce rapace. Le lâcher de jeunes oiseaux dans le Massif central et les Préalpes doit permettre de créer des noyaux de population favorisant les échanges entre Alpes et Pyrénées.

Basalte, un gypaète lâché en 2012 dans les gorges de la Jonte. Photo : Régis Dessales. PnC.

Pour le Massif central, les lâchers s’effectuent sur le site lozérien de Meyrueis ou sur le site aveyronnais de Nant. Depuis 2012, onze oiseaux ont été accueillis dans les Grands Causses. Les trois jeunes oiseaux lâchés cette année ont été déposés sur un site adapté, à flanc de falaise et devraient prendre leur envol dans quelques semaines.

Pour suivre l’opération de réintroduction du gypaète barbu dans les Grands Causses: http://rapaces.lpo.fr/gypaete- grands-causses

Paris-Cerbère, le retour de la ligne de nuit

La présidente de région, Carole Delga, a annoncé à L’Indépendant, le retour de la ligne de nuit entre Paris et Cerbère. A partir de juillet prochain, le train de nuit circulera de nouveau les week-ends et lors des vacances scolaires. « La région et l’Etat ont trouvé un accord, chacun participera à hauteur de 1,4 million d’euros par an ». L’Etat s’est engagé pour deux ans.« J’appelle maintenant les usagers à emprunter massivement cette ligne pour prouver son utilité et assurer son maintien », lance  la présidente de Région.

L’occitan décroche l’agrégation

C’est une première : l’épreuve d’agrégation d’occitan a été créée. A un mois de la présidentielle, c’est le Journal officiel du 23 mars qui l’officialise. L’arrêté prendra effet le 1er septembre 2017 pour la toute première épreuve qui pourrait se dérouler en 2018. Comme d’ailleurs pour d’autres langues régionales : basque, breton, catalan, corse, créole, occitan-langue d’oc et tahitien. Lors de sa visite en janvier dernier pour signer une convention portant sur l’enseignement de l’occitan, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale l’avait promis. Une information dont se félicite la FELCO (Fédération des enseignants de langue et culture d’Oc ) qui a beaucoup œuvré en ce sens avec d’autres associations.